Le vice-président de l’UFDG avertit : « les populations n’accepteront pas l’installation des maires »

0
25

Interrogé sur la dernière visite du ministre Kalifa Gassama Diaby au siège de l’UFDG, Ibrahima Chérif Bah, le vice-président du parti estime que c’est le médecin après la mort.

Pour lui, le Ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté est arrivé au siège au moment où dans la rue les militants (UFDG, ndlr) sont pourchassés, attaqués et assassinés par les forces de l’ordre.

« C’est un ministre et membre du gouvernement. Je pense qu’il a parlé en tant que ministre mais pas en tant que citoyen simple (…) il est venu dans une situation où nous étions dans un processus électoral qui n’est pas fini d’ailleurs. Le RPG arc-en-ciel et son gouvernement sont en train de saboter ces élections locales. Il est venu au moment où les militants de tous les partis ont leurs résultats en main tels qu’ils sont issus des urnes, ils savent qui a gagné quoi et qui a gagné où. Il est venu au moment où une CENI incapable, incompétente et corrompue qui se laisse instruire par le pouvoir et qui a laissé des procurations et des bulletins en grand nombre dans les mains du RPG pour lui permettre de faire du bourrage à grande échelle. Il est venu au moment où le parti au pouvoir qui détenait des bulletins de vote et des procurations les a déjà utilisées pour frauder. Il est venu au moment où les CACV sont en train d’exclure le vote des citoyens. Il est venu au moment où dans la rue, les militants (UFDG, ndlr) sont pourchassés et attaqués et assassinés par les forces de l’ordre. Il est venu au moment où dans la rue, les policiers corrompus arrêtent les militants et en font un fonds de commerce, c’est à dire exigent des citoyens déjà appauvris, le paiement de fortes sommes sous la menace de les trimballer en prison. Il est venu livrer un message dit-il, de paix alors que son gouvernement se comporte comme cela sur le terrain (…) Il est bien évident que ce message n’a été ni entendu, ni compris par des citoyens qui subissent la pire injustice, le vol de leurs choix », a déclaré le vice-président de l’UFDG.

C’est pourquoi, soutien-t-il, « l’UFDG et tous les autres partis de l’opposition exigent qu’il y ait la vérité des urnes. Ils exigent que le choix des citoyens soit respecté en vertu de l’article 86 de notre Code Electoral qui interdit toute suppression d’un vote. C’est pourquoi les populations refuseront l’installation des maires non élus par elles. Les citoyens ne veulent pas des maires choisis par des juges à la place de ceux qu’ils ont librement élus et en qui ils ont confiance », a précisé Chérif Bah.

Yaya  Dramé

628-38-05-76

 

Lire la suite …

LAISSER UN COMMENTAIRE